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L’essor du webjournalisme : un défi de taille pour le groupe la Dépêche

L’essor du webjournalisme : un défi de taille pour le groupe la Dépêche

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Christophe Rauzy, rédacteur en chef adjoint de la Dépêche du Midi. Crédit : LG

À l’heure du tout numérique, la dépêche compte aujourd’hui près de 240 000 000 de visites sur son site internet par an. Le défi : ramener le lectorat papier sur le web et promettre une vraie qualité d’information. Christophe Rauzy, rédacteur en chef adjoint de la dépêche depuis 2020 ouvre les portes du siège situé pour comprendre les rouages et enjeux de cette transition.

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À La Dépêche du Midi, le papier cherche son avenir sur le web

À La Dépêche du Midi, le papier cherche son avenir sur le web

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Christophe Rauzy, rédacteur en chef adjoint à la dépêche du midi devant les étudiants de l’ISCPA  photo : Justine Mayo

 

À Toulouse, La Dépêche du Midi fait face à un défi majeur : préserver son identité tout en s’adaptant aux nouvelles habitudes de lecture. Lors de notre visite dans ses locaux, nous avons découvert un journal historique qui multiplie les initiatives pour faire du numérique un moteur de son avenir.

Fondée en 1870, La Dépêche du Midi est l’un des plus anciens journaux français encore en activité. Le groupe compte 567 collaborateurs, dont 178 journalistes, et couvre dix départements grâce à treize éditions. Mais la presse papier perd du terrain : les ventes au numéro ont chuté de moitié par rapport à leur niveau passé. « L’abonnement numérique est devenu une clé du modèle économique », explique Christophe Rauzy, rédacteur en chef adjoint, qui dirige le pôle actu après avoir rejoint le web du journal en 2020.

Une rédaction qui pense d’abord au numérique

Dans les bureaux, plusieurs équipes travaillent en parallèle : actualité nationale et internationale, sport, vidéo, faits divers ou rédaction locale. Au pôle actu, les journalistes traitent les urgences, tandis que d’autres approfondissent les sujets sous forme de portraits ou de décryptages. La priorité est désormais le transfert du papier vers le web : les contenus sont adaptés au numérique avant de pouvoir être déclinés sur papier. Les données d’audience permettent également d’identifier les sujets qui intéressent les lecteurs.

Cette transformation s’accompagne d’une diversification économique. Le groupe développe la production audiovisuelle, la communication et l’événementiel, notamment avec le Rose Festival, co-créé avec Bigflo et Oli. Il a aussi investi dans DC Company et racheté le restaurant toulousain Le Bibent, qui offre un cadre propice aux interviews.

Se diversifier sans perdre son identité

Malgré ces évolutions, le groupe revendique trois valeurs : humanisme, indépendance et laïcité. L’intelligence artificielle est déjà utilisée pour retranscrire les interviews, mais les défis restent nombreux : la concurrence des plateformes et les évolutions de Google fragilisent les revenus de la presse.

Pour La Dépêche, l’enjeu dépasse donc la simple modernisation des formats. Il s’agit de conquérir de nouveaux lecteurs sans rompre avec sa mission historique : informer au plus près des territoires.

 

G2- valentin, Célie, Justine, Léa, Lilian

 

Présentation vidéo la Depêche

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Actu.fr : comment financer une information presque gratuite ?

Actu.fr : comment financer une information presque gratuite ?

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Pascal Pallas présente le Groupe Actu aux étudiants de l’ISCPA. Photo : Laurine Gonnet.

 

Accessible gratuitement en grande partie avec 70% de leur contenu , Actu.fr attire 100 millions d’utilisateurs en moyenne par mois. Mais derrière cette information de proximité se cachent des coûts importants : journalistes, déplacements, production et diffusion. Lors d’une visite de la rédaction toulousaine, Pascal Pallas le directeur adjoint du Groupe actu a expliqué aux étudiants de l’ISCPA comment le média finance son travail journalistique.­

La publicité, pilier du modèle économique

Comment produire de l’information sans faire payer systématiquement les lecteurs ? Pascal Pallas nous répond :«les principales sources de revenus reposent sur la vente de journaux papier, la publicité et les abonnements numériques». Un modèle qui doit permettre de financer le travail des rédactions tout en maintenant une information accessible au plus grand nombre.

Selon les chiffres communiqués par le Groupe actu, la plateforme actu.fr comptabilise environ 120 millions de visites mensuelles. Une audience importante qui représente un argument commercial pour attirer les annonceurs.

Un modèle gratuit peut-il durer ?

Derrière cette gratuité apparente, les moyens humains restent conséquents. Le Groupe actu revendique 850 salariés, dont 400 journalistes, répartis dans ses rédactions régionales. Historiquement implanté en Bretagne, le groupe s’est développé dans le sillage de Ouest-France.

Pour Pascal Pallas « le modèle d’une information gratuite ne peut pas durer sans financement, notamment publicitaire». Dans un secteur où les coûts de production demeurent importants, l’enjeu est donc de trouver un équilibre entre audience, revenus et qualité de l’information. Car si le lecteur ne paie pas toujours pour lire, produire une information fiable, elle, a un coût.

Google, une porte d’entrée essentielle

Actu.fr s’adresse à un public très large, de 17-18 ans jusqu’aux personnes âgées de 80 ans. Toutefois, son cœur de cible se situe entre 25 et 45 ans, selon Pascal Pallas. Autre chiffre marquant : environ 70 % des lecteurs arriveraient sur le site depuis Google. Cette dépendance aux moteurs de recherche souligne l’importance du référencement pour toucher le public et maintenir l’audience.

Le média mise avant tout sur l’information locale. « C’est notre force », explique Pascal Pallas . Raconter les histoires des habitants et couvrir l’actualité au plus près du terrain constituent l’ADN du groupe.

Lien de la vidéo : https://youtube.com/shorts/O6s9EfMlHlA?is=d1KG5OEJS8JUrIqU

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Actu.fr : comment se faire voir par tout le monde en un clic ?

Actu.fr : comment se faire voir par tout le monde en un clic ?

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Pascal Pallas et Maxence Dourlen dans les locaux de Actu.fr. Barbara PERDRIGE.

Lancée en 2017 par le Groupe Actu, filiale de SIPA – Ouest-France, la plateforme d’ information de proximité Actu.fr est seulement présente sur Internet et sur les réseaux sociaux. Le directeur adjoint du Groupe Actu, Pascal PALLAS, a partagé, ce lundi 12 octobre, les stratégies du groupe d’ amener le plus de visiteurs possibles sur leur site.  

Depuis presque 10 ans, la plateforme d’ Actu connaît un essor avec aujourd’ hui 100M de visites par mois (source: P. PALLAS), ce qui le classe dans le Top 10 des sites les plus consultés de France. Son audience ne touche pas seulement qu’ une simple partie de la population: les visiteurs ont entre 17-80 ans, dont 70 % d’ entre eux grâce au moteur de recherche Google.

Des dangers sont quand même présents : la course à l’ information avec «une vérité [qui] peut durer que 5 min.», comme l’ indique le rédacteur en chef d’ Actu Toulouse Occitanie Maxence DOURLEN, une concentration des informations sur les réseaux sociaux et l’ émergence des nouvelles technologies comme l’ intelligence artificielle. 

 

Une délocalisation de l’information efficace

Actu est présent sur toute l’ hexagone, ce qui lui permet d’ avoir des informations de partout. Cette implantation stratégique l’ aide à être plus proche des lecteurs en leur offrant des actualités locales pour mieux « les toucher ». Les 400 journalistes du média écrivent en se demandant ce qui va les intéresser: « l’ attente des lecteurs ne sont pas les mêmes selon les zones », révèle le directeur adjoint du média. Ces informations à proximité vont émouvoir les visiteurs, se sentant directement concernés. Ceci est considéré comme la force du média : toutes les branches locales du média . La présence du média sur les réseaux sociaux leur permet d’ accroître leur audience en se faisant aussi voir par les plus jeunes (15-25 ans) pour potentiellement les attirer vers leur site. 

 

L’ami Google

En plus des choix stratégiques d’ implantation, des techniques sont mises en places pour se faire voir grâce au moteur de recherche: le SEO (Search Engine Optimization).  Les journalistes du média font des titres pas très incitatifs mais avec mots-clés pour optimiser leur visibilité d’une page web dans les résultats de recherche. Par exemple, les 25 journalistes d’ Actu Toulouse, pour attirer leurs lecteurs toulousains, mettent « Toulouse » dans leur article, sans trop en dire pour les inciter à le lire. Les nouvelles technologies, comme l’IA, sont utiles pour la réalisation de tâches, mais elles peuvent se retourner contre  ces professionnels. Gemini “vole”, depuis juillet, les articles des médias lors de recherches sur le moteur de recherche Google avec le Mode IA en donnant des informations rapidement, ce qui n’incitent pas les visiteurs à cliquer sur les articles proposés à la suite. Ceci a entrainer une perte 11 % de leur audience.

Actu.fr fonctionne grâce à son choix stratégique d’ implantation pour être au plus proche de ses lecteurs et à sa présence sur le numérique, qui est depuis quelque temps menacée par l’évolution des technologies.

https://youtu.be/AoP57ylUHWs?is=Z8qnxK-PH5bDG3OA

Groupe 1: Amandine, Elea, Tom, Barbara, Augustin

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“On a plus le droit à l’erreur” :  rencontre avec Christophe Rauzy à La Dépêche du Midi

“On a plus le droit à l’erreur” : rencontre avec Christophe Rauzy à La Dépêche du Midi

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Christophe Rauzy, rédacteur en chef adjoint au sein de La Dépêche du Midi. Eléa EPS.

 

Rédacteur en chef adjoint au sein de La Dépêche du Midi, Christophe Rauzy revient sur son expérience face à la méfiance croissante des médias et à l’exigence de plus en plus grande du public. Il partage sa vision sur un métier où la faute n’est plus permise et où la sécurité des journalistes devient obligatoire.

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La Dépêche et les jeunes : une cible qui se construit dans le temps

La Dépêche et les jeunes : une cible qui se construit dans le temps

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Enseigne lumineuse La Dépêche du Midi dans le musée du siège à Toulouse. Amandine Albinet.

 

Fondée en 1870, La Dépêche est aujourd’hui le principal groupe de presse du Sud-Ouest. Depuis 2006, le quotidien régional se transforme avec la création d’une presse en ligne. Ce lundi 12 octobre, le rédacteur en chef adjoint, Christophe Rauzy a abordé la baisse de fréquentation des journaux papier, notamment chez les jeunes.

 

Depuis 20 ans, La Dépêche a commencé sa transition vers le numérique. Aujourd’hui elle est le neuvième site d’information en France, le quotidien régional cherche à renforcer sa présence sur Internet afin d’atteindre les 30000 abonnés. Malgré cette évolution, le média reste dépendant du print, il est son principal modèle économique avec 65 % des bénéfices qui proviennent du journal, contre 35 % pour le numérique. Le papier n’est pas condamné à disparaître, mais appelé à évoluer avec son époque, « Il y aura toujours des amoureux du papier » résume Christophe Rauzy. 

Les jeunes, un désintérêt pour le papier ?

La rédaction ne se fait pas d’illusion, les jeunes se tournent plus facilement vers les réseaux sociaux que vers les journaux papier. Ces derniers sont davantage lus par les personnes âgées ou des lecteurs d’une quarantaine d’années. Loin de la jeunesse, le print est délaissé pour les réseaux sociaux. Les jeunes cliquent rarement sur les liens pour lire l’article en entier. La Dépêche ne mise pas en priorité sur les jeunes pour acheter un journal. L’ enjeu est de leur faire connaître le média pour leur donner envie de s’ y intéresser plus tard. 

Les jeunes, une cible pour l’avenir

Pour toucher cette génération, La Dépêche du Midi est présente sur les réseaux sociaux. Afin de créer un premier contact avec ses jeunes lecteurs. Même sans lire les articles en entier, ils découvrent le média à travers ses publications et son logo. Avec le temps les habitudes évoluent, certains pourraient rechercher une autre approche de l’ information.

Pour La Dépêche, les réseaux sociaux représentent une porte d’entrée, avec l’ espoir que cette première rencontre se transforme en lecture régulière.

Pour en savoir plus : https://youtu.be/sdBvmAwGuzk?si=bWC24AsqIneoxM1y

G1 Toulouse : Amandine Albinet, Barbara Perdrige, Tom Escobar, Augustin Servais, Elea EPS

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« Dans les coulisses d’une rédaction : rencontre avec Maxence Dourlen » Interwiew actu toulouse

« Dans les coulisses d’une rédaction : rencontre avec Maxence Dourlen » Interwiew actu toulouse

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Maxence Dourlen en présentation , crédit: Amandine Albinet

À l’occasion de la visite de sa rédaction par des étudiants en première année de journalisme, Maxence Dourlen a accepté de répondre à nos questions. Cette rencontre a permis de découvrir les coulisses du métier, le fonctionnement d’une rédaction et les réalités du quotidien des journalistes.

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours professionnel ?

Je suis journaliste et mon parcours m’a permis de découvrir différentes facettes du métier. Le journalisme demande de la curiosité, de la rigueur et une bonne capacité d’adaptation. Il faut aimer chercher des informations, rencontrer des personnes et comprendre les sujets sur lesquels on travaille.

À quoi ressemble une journée de travail dans une rédaction ?

Une journée commence généralement par un point sur l’actualité. On échange sur les événements importants et les sujets à traiter. Ensuite, les journalistes peuvent partir en reportage, réaliser des interviews, vérifier leurs informations ou rédiger des articles. Le programme peut changer rapidement lorsqu’une actualité importante survient.

Comment choisissez-vous les sujets qui seront publiés ?

Il faut d’abord s’interroger sur l’intérêt du sujet pour les lecteurs. Un événement peut être important parce qu’il concerne beaucoup de personnes ou parce qu’il a des conséquences sur la vie quotidienne. Il faut également tenir compte de l’actualité locale et des attentes du public.

Comment vérifiez-vous la fiabilité de vos informations ?

La vérification est essentielle. Il faut croiser les sources, contacter les personnes concernées et consulter des documents fiables. Une information trouvée sur les réseaux sociaux ne doit jamais être reprise sans vérification. Le journaliste doit éviter les erreurs pour conserver la confiance des lecteurs.

Quelle est la place des réseaux sociaux dans votre travail ?

Les réseaux sociaux permettent de repérer rapidement des événements et de suivre les réactions du public. Ils peuvent aider à trouver des témoins ou à identifier un sujet. Cependant, les fausses informations sont nombreuses. Il faut donc vérifier les contenus avant de les utiliser.

Quelles sont les principales difficultés du métier de journaliste ?

La principale difficulté est parfois de travailler dans l’urgence tout en restant précis. Il faut respecter les délais, vérifier les informations et garder une certaine impartialité. Il peut aussi être difficile d’obtenir des réponses ou de traiter des sujets sensibles.

Comment se déroule la collaboration entre les journalistes ?

Le travail en équipe est très important. Les journalistes échangent leurs idées, proposent des sujets et partagent leurs informations. Les responsables de la rédaction organisent le travail et participent aux choix éditoriaux. Les articles sont ensuite relus et corrigés avant leur publication.

Quelles qualités faut-il avoir pour devenir un bon journaliste ?

Il faut être curieux, savoir écouter et poser les bonnes questions. La rigueur, l’organisation et une bonne expression écrite sont également indispensables. Il faut aussi savoir remettre en question ses premières impressions et respecter les personnes rencontrées.

Quel conseil donneriez-vous à des étudiants en première année de journalisme ?

Je leur conseillerais de lire régulièrement la presse, de suivre l’actualité et de s’intéresser à des sujets variés. Il faut surtout pratiquer : réaliser des interviews, écrire des articles et apprendre à vérifier ses sources. Les erreurs font partie de l’apprentissage si l’on sait en tirer des leçons.

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« Mettre de l’huile dans les rouages » la mission de Pascal Pallas directeur adjoint du Groupe Actu

« Mettre de l’huile dans les rouages » la mission de Pascal Pallas directeur adjoint du Groupe Actu

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Pascal Pallas présente le Groupe Actu aux étudiants de l’ISCPA. Photo : Laurine Gonnet.

 

Depuis janvier 2026, À Toulouse, Pascal Pallas est directeur adjoint du Groupe Actu, filiale de Sipa Ouest-France. Un métier à la croisée du journalisme, du management et de la stratégie. Le directeur adjoint revient sur l’évolution d’un métier dans lequel il faut aussi créer les conditions permettant aux journalistes de travailler.

Vous êtes passé du journalisme à des fonctions de direction. Qu’est-ce qui a le plus changé dans votre quotidien ?

Cela fait seulement neuf ou dix mois que je suis directeur adjoint, même si j’avais déjà assumé de nombreuses responsabilités auparavant. Aujourd’hui, une part importante de mon métier c’est management, c’est à dire « mettre de l’huile dans les rouages« . Il faut veiller au fonctionnement de l’ensemble du groupe Actu, accompagner les équipes, suivre les projets et participer aux recrutements. Il y a aussi toute une dimension pratique : régler les problèmes matériels ou faire intervenir un technicien lorsque c’est nécessaire et répondre aux lecteurs mécontents.

Vous considérez-vous toujours comme un journaliste ?

Oui. Le journalisme ne se limite pas à écrire des articles ou à partir sur le terrain. Il consiste aussi à garantir les conditions dans lesquelles l’information est produite. Au Groupe Actu, nous travaillons avec près de 400 journalistes. Actu.fr représente environ 100 millions de visites par mois.

Quelle est la principale difficulté lorsqu’on dirige une rédaction ?

Il faut savoir écouter, mais aussi arbitrer. Des désaccords peuvent apparaître entre les journalistes et la direction. L’essentiel est de discuter, de comprendre les différents points de vue et de prendre une décision. Un responsable doit ensuite être capable de l’assumer.

En 2014, vous avez été poursuivi puis relaxé, pour complicité de diffamation après la publication du témoignage d’anciens militants du Front national. Vous souligniez le soutien de votre employeur. Avec cette expérience, comment réagiriez vous si un journaliste du Groupe Actu était poursuivi en justice ?

Le soutien de l’employeur est très important. À l’époque, le fait que mon groupe me soutienne et prenne en charge mes frais d’avocat a été essentiel. Aujourd’hui, si un journaliste du Groupe Actu se retrouvait dans une situation similaire, il faudrait d’abord examiner les conditions dans lesquelles le travail a été réalisé. Si les informations ont été vérifiées, c’est mon rôle, en tant que directeur adjoint du groupe Actu, d’ accompagne le journaliste, y compris sur le plan juridique.

 

Anas, Laurine, Fanélie, Zoé et Bastien